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Mardi 23 juin 2009

L'homme assis me parlait

Au bord de la rivière

J'ai écouté

« de la parole doit naître le respect.

La violence quelles qu'en soient les raisons

Ne mène ni à la construction de l'homme, ni à son bonheur.

Comment l'enfant respecterait-il sa mère de propos insultants ?

Comment cette mère peut-elle croire encore en sa raison ?

Les oiseaux,

de nature à s'envoler ne le font pas n'importe comment.

Il y a cet apprentissage que l'on nomme la vie.

Les bases,

Les petites pierres que l'on dresse chaque jour à force de courage

et non d'abnégation. »



L'homme assis me dit encore



« l'amitié se doit d'être peinée de la maltraitance faite à autrui,

ses formes sont si confuses.



Qu'il ne sert à rien parfois de se battre à montrer d'autres chemins,

chacun a sa raison que nul ne peut vraiment connaître.



Il est si loin le mystère de la vie.



La parole si peu tangible,

les mots ne servent qu'à tromper l'impuissance, à corrompre.

Qu'il ne suffit pas de dire Amour pour Aimer.

Qu'il ne suffit pas de paraître pour Etre. »

Puis, levant sa face à l'eau, il reprit :

« la tolérance est un joli mot qui se conjugue de mille parfums.

La vérité appartient à celui qui peut y croire, seul par delà sa conscience.

Nul jugement en mes paroles,

Simplement le désir de ton bonheur à l'heure où

Je crois que tu te trompes. »



L'homme assis me parle encore

au bord de la rivière...

Par Domi - Publié dans : Poésies
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Jeudi 28 mai 2009

D’abord je me suis levée du ventre de mes pairs

J’ai appris à survivre aux nuits profondes

A tenir tête haute, l’intérieur brisé

Puis,

Le temps du combat a pointé l’oriflamme

J’ai tenu en mon poing le fer rouge brulant d’organes

Puis,

Je suis tombée aux genoux de mon âme

Le cœur sans raison

Découvrant la lumière plus haute que vos flammes

J’ai cherché

Dehors le vent m’étiolait

Dedans la vie parcourait

J’ai cherché

Sans trouver le repos de ma terre

Alors,

Je me suis étendue sur la berge éphémère

Corps déplié, libre à respirer mon corps j’ai appris à saigner

J’ai compris l’importance de toute vie

A ne plus savoir vivre

On reste toutefois vivant

J’ai perdu mille enfants aux portes de mon ventre

Morte cent fois

Ressuscitée

 j’ai construits d’autres vies

Qui ne ressemble qu’à moi

A ce que je suis

 peut-être

J’y reviens sans foi

« ce que je suis »

Je poursuis l’aventure

Désœuvrée

En lassitude, je crois

Je parcours de bras d’autres mers

Parvenir au bout de mes doigts

Je doute et j’y crois

Mais

L’amour volé brise mon existence

M’aimerez vous assez pour prendre ma main ?

 

28/05/09

 

 

 

 

Par Domi - Publié dans : Poésies
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Dimanche 19 avril 2009



Je t'adresse un silence rompu à l'assaut de la vague
Celle qui distille les souvenirs sans faille
Un Amour simple à l'extrême d'un coeur à coeur
Le Bonheur de ta présence

 

Je t’écris une nécropole à la source de terre

Celle qui jaillit au sursaut de la lame

Eparpillé aux quatre vents, ton corps en brisure mitraille

Le Souvenir de notre existence

 

Ma peau habillée de multiples écailles

Perçoit le cri du dauphin solitaire

Chercher à demi-mot un sourire de naguère

Et, retenir une larme de ta joue qui se serre

La Faim d’un partage inachevé

 

Je t’aime comme une louve déracinée de sa chair

Celle qui accroît les richesses en ton nom

De celle qui apprend chaque jour la raison

Le Frisson d’une vie à l’autre

Je garde,

Le feu à la braise, la souvenance du vent, les amis de naufrage, les distances ensevelies, les murmures en façade, les sourires contrits, les âmes vagabondes, les cercueils mouillés de glaise, les rires partagés, les blues maltraités, les symphonies inaudibles, les frêles chevauchées, les odeurs insondables, les secrets bien gardés…

 

Un autre monde où je rejoins Ta terre.

 

 

 

Par Domi - Publié dans : Poésies
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Dimanche 5 avril 2009


Je délivre la porte aux mystères des anges

La chaleur de leurs souffles couvre de baisers

Ma peau nimbée de sang qui longtemps en secret

S’imprégnait à la source, aux dérives étranges



Les haies en aubépine tournoient, printanières

Le reflet des mes creux nervure la lande

J’y vois comme un écho aux lueurs sarabandes

Une odeur de terre, d’azur en chiffonnière



J’enseigne à ma peau la symphonie du mouvement

Ces musiques amputées aux os des blessures

Retrouvent le goût salutaire des périples peu surs

La fierté irradie mes croches au firmament



Ce jardin

Illuminé de fleurs coupées

De senteurs indulgentes

De sentiments séchés

Se confie en pensées

Au temps qui me traverse

L’aube se nourrit d’ailleurs

En fragments d’éternité



Par Domi - Publié dans : Poésies
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Lundi 30 mars 2009
C'est une cité où l'on voudrait se poser, comme une île berçée par les algues.
De la plage se lèvent des sentiers creusés de pierres de lune, des bâtisses à colombage qui portent le chaume. Et, l'on divague d'une ruelle à l'autre, sans penser, sans réfléchir, goûtant la douceur de l'instant.
Comme une récompense, au sortir du chemin, un moulin se réflète au lit des truites Fario.
Une croix s'éternise aux ruines de son église. Elle domine la mer, comme pour ramerner à la grève, les goélettes égarées.
Victor Hugo nous salue, regard perdu au large.
Nous indique le chemin qui vogue jusqu'à la plage,




Et nous restons transis de beauté et d'images
A ressentir les mots de ce doux paysage...






"Ce que Veules les roses
Des chemins parsemés
de ruelles en détour à l'or des sentiers
Veules les roses
de doux regards en beauté
Là bas
une roue danse au cliquetis du large 
Hugo clâme des vers
Etrange
comme le goût de l'âme posée à la rivière
Un coeur amarré où resplendit une fleur
Ce que Veules les roses
des rêves, des pensées
Une nuée d'étoiles à la lueur du jour"



Par Domi - Publié dans : Notes de route
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Samedi 14 mars 2009
Quand un artise nous quitte pour d'autres plaines
c'est comme si nous perdions un peu de notre âme
L'artiste...nous sauve
de l'oubli, de l'indifférence
L'artise...nous offre
la beauté, la résonnance
sans l'artiste...que serions nous ?

Merci Monsieur...

Par Domi - Publié dans : Billets d'humeur
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Dimanche 8 mars 2009

Par Domi - Publié dans : Billets d'humeur
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