Je t'adresse un silence rompu à l'assaut de la vague
Celle qui distille les souvenirs sans faille
Un Amour simple à l'extrême d'un coeur à coeur
Le Bonheur de ta présence
Je t’écris une nécropole à la source de terre
Celle qui jaillit au sursaut de la lame
Eparpillé aux quatre vents, ton corps en brisure mitraille
Le Souvenir de notre existence
Ma peau habillée de multiples écailles
Perçoit le cri du dauphin solitaire
Chercher à demi-mot un sourire de naguère
Et, retenir une larme de ta joue qui se serre
La Faim d’un partage inachevé
Je t’aime comme une louve déracinée de sa chair
Celle qui accroît les richesses en ton nom
De celle qui apprend chaque jour la raison
Le Frisson d’une vie à l’autre
Je garde,
Le feu à la braise, la souvenance du vent, les amis de naufrage, les distances ensevelies, les murmures en façade, les
sourires contrits, les âmes vagabondes, les cercueils mouillés de glaise, les rires partagés, les blues maltraités, les symphonies inaudibles, les frêles chevauchées, les odeurs insondables, les
secrets bien gardés…
Un autre monde où je rejoins Ta terre.
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