D’abord je me suis levée du ventre de mes pairs
J’ai appris à survivre aux nuits profondes
A tenir tête haute, l’intérieur brisé
Puis,
Le temps du combat a pointé l’oriflamme
J’ai tenu en mon poing le fer rouge brulant d’organes
Puis,
Je suis tombée aux genoux de mon âme
Le cœur sans raison
Découvrant la lumière plus haute que vos flammes
J’ai cherché
Dehors le vent m’étiolait
Dedans la vie parcourait
J’ai cherché
Sans trouver le repos de ma terre
Alors,
Je me suis étendue sur la berge éphémère
Corps déplié, libre à respirer mon corps j’ai appris à saigner
J’ai compris l’importance de toute vie
A ne plus savoir vivre
On reste toutefois vivant
J’ai perdu mille enfants aux portes de mon ventre
Morte cent fois
Ressuscitée
j’ai construits d’autres vies
Qui ne ressemble qu’à moi
A ce que je suis
peut-être
J’y reviens sans foi
« ce que je suis »
Je poursuis l’aventure
Désœuvrée
En lassitude, je crois
Je parcours de bras d’autres mers
Parvenir au bout de mes doigts
Je doute et j’y crois
Mais
L’amour volé brise mon existence
M’aimerez vous assez pour prendre ma main ?
28/05/09
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