Derrière,
Un reflet
perdu parmi les vôtres
Qui entourera de bras abandonnés
La chair
Tendre
Esseulée ?
y-a-t-il un ailleurs ?
de douceur
une vie pour aimer
Où repose le sentier
de nos destinées ?
Chacun ses oripeaux
ses tourments balancés
Regarde
Ces tombeaux où
Flétrissent nos chairs
S’ils avaient su
Auraient-ils tant tardé
De marques en affection Nos
coeurs en chers
Respirent-ils en nos mains effrayées ?
Ils naviguent aux désirs oubliés
Ainsi va…
Le reste,
Apprentissage du mensonge
Et,
Nous tuons l’absence
Nos os mêlés à d’autres
Espérant
d'illusions
La magie serre parfois notre hôte de passage
L’essentiel n’est-il pas cette valse
D’une âme à l’autre ?
Le cri de notre Amour
Il me manquait
ce sourire sans faim
Ta voix contre mienne
Quelques échos d’éden
Et hop !
Nous sautions
de ces pas immolés d'un enfer
Il me manquait
Cet amour sans pouvoir
Mon autre contre tout
Quelques libertés soudaines
Et hop !
J’ai soumis
Mes pensées inondées d’un revers
J’ai compris,
Plus de mains
Prendre – accepter – rendre –
Plus
Demain
Un peu perdue,
De quelle faute ?
Trop rêver,
je sais
La pluie épure mes pensées
salutaire.
L'homme assis me parlait
Au bord de la rivière
J'ai écouté
« de la parole doit naître le respect.
La violence quelles qu'en soient les raisons
Ne mène ni à la construction de l'homme, ni à son bonheur.
Comment l'enfant respecterait-il sa mère de propos insultants ?
Comment cette mère peut-elle croire encore en sa raison ?
Les oiseaux,
de nature à s'envoler ne le font pas n'importe comment.
Il y a cet apprentissage que l'on nomme la vie.
Les bases,
Les petites pierres que l'on dresse chaque jour à force de courage
et non d'abnégation. »
L'homme assis me dit encore
« l'amitié se doit d'être peinée de la maltraitance faite à autrui,
ses formes sont si confuses.
Qu'il ne sert à rien parfois de se battre à montrer d'autres chemins,
chacun a sa raison que nul ne peut vraiment connaître.
Il est si loin le mystère de la vie.
La parole si peu tangible,
les mots ne servent qu'à tromper l'impuissance, à corrompre.
Qu'il ne suffit pas de dire Amour pour Aimer.
Qu'il ne suffit pas de paraître pour Etre. »
Puis, levant sa face à l'eau, il reprit :
« la tolérance est un joli mot qui se conjugue de mille parfums.
La vérité appartient à celui qui peut y croire, seul par delà sa conscience.
Nul jugement en mes paroles,
Simplement le désir de ton bonheur à l'heure où
Je crois que tu te trompes. »
L'homme assis me parle encore
au bord de la rivière...
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